Annoncé le 16 mars 2026, le DLSS 5 divise la communauté. Si certains y voient enfin la promesse d’une technologie de rupture apportant un boost notable de réalisme, d’autres crient au scandale, notamment du fait d’un rendu final certes plus photogénique, mais peu uniformisé et parfois peu respectueux de la direction artistique initiale. D’un autre côté, une poignée de développeurs vante les possibilités offertes par l’outil, notamment en matière d’éclairage.
Une explication technique des ajouts
Une semaine plus tard, le public a eu droit à davantage de précisions quant au fonctionnement de l’outil d’up-scaling. Le DLSS 5 agit comme un effet de post-processing. Contrairement à la croyance générale, l’IA n’a conscience ni des propriétés des matériaux, ni des acteurs qui composent la scène, et se contente d’une vision locale. Pour les objets en mouvements rapides, il n’est pas rare de constater des artefacts distinguables sur les bords de l’écran. Néanmoins, à ce stade de développement, la firme a encore du temps pour peaufiner son modèle notamment par le traitement de l’image et l’environnement d’un point de vue plus globale pour avoir une certaine cohérence.
Un outil puissant mais pas parfait !
La correction des couleurs offrent un rendu plus fidèle à l’atmosphère générale des images sources. Si le DLSS 5 montre ses qualités quant à la réinterprétation de la lumière, l’aspect génératif modifiant directement les formes et les personnages pose problème. Sans moyen de configurer directement cette dérive par rapport à la direction artistique de base, cette technologie risque de pousser les prochaines productions vers une uniformisation des standarts esthétiques dont elles se seraient bien passées.
D’un point de vue joueur
Qu’est ce qui rend un jeu unique aux yeux des joueurs ? Ses mécaniques de gameplay, son univers et sa direction artistique. En tant que grand consommateur, je porte beaucoup d’importances à la direction artistique et l’univers. Le DLSS 5 tend vers une uniformisation de ces éléments ce qui me pose un problème.
Néanmoins, sur certains aspects notamment : les jeux de lumière, les textures et la végétation. L’outil de Nvidia est prometteur et permettra de réduire les coûts des studios sur ces aspects afin d’injecter l’argent sur d’autres secteurs de la création notamment les musiques et la direction artistique.
Les studios devront cependant être d’une transparence irréprochable quant à l’utilisation de cette outil sous peine de décevoir leur public.
Glossaire
DLSS : Deep Learning Super Sampling / NVIDIA® DLSS fonctionne en utilisant des modèles d’apprentissage automatique pour mettre à niveau les images de basse résolution en temps réel. Ces modèles sont entraînés sur des images haute résolution, ce qui leur permet de générer des visuels de meilleure qualité tout en conservant un taux de rafraîchissement stable.
Post-processing : Les effets de post-traitement permettent aux artistes et aux concepteurs de définir l’aspect général de la scène grâce à une combinaison de propriétés et de fonctionnalités qui définit la coloration, la courbe des gammas, l’éclairage, etc.
Artefact : En photographie, électronique et vidéo, un artefact est un élément indésirable ou défectueux. Sur une image, on parle d’effets de blocs. Dans une vidéo analogique, les artefacts les plus communs portent sur la couleur et la luminance.